La société pousse les gens à travailler de plus en plus pour produire de plus en plus. Les humains sont mis en compétition depuis l’école afin de devenir des êtres d’élite. Dans le même temps, surtout en ville, on en fait trop peu pour que les gens se rencontrent, se parlent véritablement. On se croise, on vit les uns à côté des autres. Mais de nouvelles formes de communication et de réunion émergent à présent. Le Travail qui relie (TQR) propose ainsi de retrouver la connexion entre humains et entre l’humain et le Vivant. Cette passerelle permet de rejoindre la personne qu’on est, et ce qui n’est pas soi, en profondeur. C’est très intéressant de se mêler aux autres pour explorer de nouvelles manières d’être en lien.

Avec le travail qui relie, « le couple qui relie » fait le choix de la gratitude pour ce qui constitue la vie

Suivant les travaux de Johann Macy, le travail qui relie nous ramène à notre véritable nature. Celle-ci est bien plus inclusive, liante et adaptable qu’on ne le croit, de prime abord, dans nos sociétés “technicisées”. L’individualisme forcené résulte lui-même d’un formatage sociétal réducteur. En clair, ”notre véritable nature est beaucoup plus ancienne et plus inclusive que la « personne séparée » définie par l’habitude et la société.” Entrer dans une démarche comme le travail qui relie nous amène à prendre conscience de notre interdépendance avec l’ensemble de la biosphère, puisque “le monde duquel nous sommes issus et dont nous faisons partie est vivant.”. Le TQR pousse l’homme à s’engager dans la défense du vivant, mais de façon incarnée et véritablement impliquée, au gré d’un processus visant à l’amélioration de l’espace commun qui soit profitable à tous. Avoir conscience de la dépendance que nous avons vis-à-vis de notre milieu nous permet d’être plus réceptifs aux besoins de la terre et de tout le vivant. Cela entraîne des prises de décisions en lien avec l’intérêt commun. On constate une implication plus importante des personnes engagées dans le travail qui relie dans des fonctions de la société civile. Le travail qui relie est une bonne occasion pour les couples d’approfondir leurs liens et de découvrir ce que leur union a de commun avec l’enracinement et les interconnexions du vivant. Le couple électif, par son adaptation constante et son inventivité, peut apporter au travail qui relie une souplesse et une capacité à s’emparer de tous les sujets pour en faire une inspiration nouvelle. Il peut également fonctionner comme un petit laboratoire dont les avancées seront profitables à tous.

En tant que “couple qui relie”, le couple choisi honore sa peine pour le monde affecté par l’Anthropocène

Le TQR invite chacun à se reconnecter avec lui-même et à son vécu en lien avec la nature. Chacun, avec les mises en situation rendues possibles, peut se rendre compte qu’il fait partie d’un tout plus grand que lui, où il est accueilli, mais qui se trouve bien mis à mal. Dans ce cadre, d’une part, “l’expérience de notre douleur pour le monde jaillit de notre interdépendance avec tous les êtres, d’où provient aussi notre pouvoir d’agir en leur nom.” et d’autre part, “un déblocage a lieu quand notre douleur pour le monde n’est pas seulement validée intellectuellement, mais ressentie.” Prendre conscience de notre place dans le monde réveille et nourrit notre faculté d’intervenir en pleine conscience. Le couple s’ouvre au monde dans une démarche assumée. Accepter l’interdépendance caractérisant le vivant tout entier permet d’investir pleinement la place de l’humain dans la Nature. En effet, “lorsqu’on se relie à la vie en endurant volontairement sa propre souffrance à son égard, l’esprit recouvre sa lucidité naturelle.”

Le couple qui relie change sa vision et bannit les comportements de domination 

Se reconnecter avec ses émotions d’un côté et le vivant de l’autre amène chacun à sortir des postures et réflexes de dominant. Il n’y a pas de raison de se sentir supérieur aux autres quand on s’avise qu’on n’est rien tout seul. Chaque partie, portion et réalité de la Terre œuvre avec toutes les autres pour rendre notre cohabitation possible. Cela influe sur les relations au sein du couple, de la famille et au-delà. Ce qui se joue dans les sessions du TQR dépasse largement le cadre de moments isolés, même s’ils sont de qualité. Le TQR est l’une de ces innovations qui transforment en soi l’état d’esprit de l’humanité pour construire un avenir non seulement vivable, mais également désirable.

Le couple qui relie répond à l’élan qui germe en lui en allant de l’avant

Reprendre conscience de notre juste place dans le monde donne des raisons et l’envie de faire bouger les lignes. En réalité, “l’expérience de reconnexion avec la communauté de la Terre suscite le désir d’agir en son nom”. Un des objectifs centraux des sessions de TQR est de lancer les participants dans des engagements concrets et pérennes au service du bien commun. Rejoindre une association solidaire et/ou une structure écologique pour améliorer le quotidien des gens, trouver des solutions locales de développement “soutenable” sont des options espérées.. Partager des moments en groupe, avoir l’occasion de laisser ses émotions s’exprimer face à l’état du présent du monde redonne du sens et du souffle. Cette expérience spirituelle reste rarement sans lendemain, même si aucune étude n’a pu chiffrer jusqu’ici l’ampleur tangible de cette intuition.

L’essentiel en deux mots

Le TQR est une invitation à réécrire et à réviser notre vie en prenant en considération notre place véritable dans la Nature. Il se déploie suivant diverses étapes qui conduisent les personnes, donc aussi les couples qui s’en saisissent à :

  • Faire le choix de la gratitude pour ce qui constitue la vie 
  • Choisir d’honorer sa peine pour le monde affecté par l’Anthropocène
  • Changer sa vision et bannir les comportements de domination grâce aux enseignements délivrés
  • Répondre à l’élan qui germe en chacun et au sein du couple en allant de l’avant

Pour découvrir bien d’autres éléments intéressants sur le couple électif, retrouvez d’autres articles sur ce blog, et procurez-vous les livres de Sylvie Barth, autrice, conférencière et spécialiste du couple. Vous y approfondirez la merveille qu’est le couple électif, et ses promesses. Avec son opus n°3,  “Créer son couple quand la planète crie”, Sylvie Barth nous propose un livre engagé et vivant pour nous encourager à parier sur le couple électif comme élément de résilience décisif dans les temps qui s’annoncent !

Laissez-nous vos commentaires ci-dessous.

Article écrit par :

L’Encrier de l’Atelier

Rédacteur Web Freelance

​​​✉️​ lencrier.delatelier@gmail.com

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Le couple electif et ses promesses

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture