
Internet a bouleversé le quotidien d’un grand nombre de nos contemporains. L’exigence écologique pourrait elle aussi changer la donne. Des métiers disparaissent quand d’autres se créent. La révolution est en marche. Les gens essaient de plus en plus de trouver un équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée ou familiale. L’éloignement entre le lieu de travail et le lieu de résidence est un enjeu à la fois écologique et économique. Quand les prix de l’énergie explosent et que le changement climatique affecte directement nos vies, il est primordial de chercher des solutions. Qui a encore envie d’investir des sommes considérables et de perdre un temps précieux dans les transports quand des solutions professionnelles existent pour travailler depuis son domicile ?
Couple choisi et écologie, vivre la conversion comme une fête
Certains couples choisissent ensemble d’engager une conversion écologique. Ce projet de couple, voire de famille, implique chacun dans une conversion de ses modes de vie. Il n’est pas nécessairement facile de faire adhérer les uns et les autres à ce changement. La conversion écologique n’est pas une injonction à “tout perdre”. Choisir de vivre différemment apporte de nombreuses satisfactions, et cette modification de paradigme peut être vécue comme une fête. Prendre le temps de goûter la vie, s’arrêter pour être à l’écoute de ses besoins et de ses envies n’est pas une contrainte. Vivre dans un environnement plus sain, plus calme et/ou éloigné de la pollution représente pour beaucoup de nos contemporains un atout. Ce que beaucoup ignorent ou n’intègrent pas, c’est l’importance de la notion de choix. Car si de nombreuses personnes ont conscience de l’urgence écologique, peu nombreuses sont celles qui profitent pleinement des options qui leur sont offertes.
La conversion écologique totale, une utopie enviable
Nos modes de vie contemporains sont bien ancrés dans nos vies et colonisent parfois jusqu’à nos inconscients. Il n’est pas aisé de tout abandonner pour choisir résolument une autre façon de vivre. Pour autant, on peut tout de même sélectionner ses combats et commencer une conversion écologique. Attendre de pouvoir être parfaitement vertueux n’est probablement pas un idéal atteignable. Construire petit à petit un mode de vie plus respectueux de l’environnement contribue à améliorer l’état du monde. S’engager dans la défense du vivant amorce un changement d’état d’esprit qui peut se poursuivre pas à pas. Dans certains cas, le changement de vie est un projet de couple qui engage et fait évoluer le duo électif. S’il est vécu dans le cadre de l’écologie intégrale, il entraîne des modifications dans les rapports interpersonnels au sein du couple, de la famille et au-delà. Ces modifications sont liées à la façon dont le couple perçoit ses interactions avec le vivant. Et si mieux respecter le vivant démarrait par mieux respecter les personnes qui m’entourent ? Et si, on apprenait à mieux vivre ensemble en partant de notre expérience de couple ? Depuis plusieurs années, différentes méthodes ont vu le jour qui aident les conjoints à construire une relation plus harmonieuse. (https://lecoupleelectif.com/?p=132, article publié le 24/03)

Couple électif, métier et écologie, deux réalités conciliables
Un style de vie écoresponsable conduit des couples à créer un univers professionnel qui réponde à ces exigences. De la création d’une ferme bio, à celle d’un gîte zéro déchet, en passant par une jardinerie urbaine écovertueuse comme Tchungle, les projets et exemples ne manquent pas. Leur point commun : placer l’exigence écologique au cœur du projet professionnel.
En couple ou individuellement, certains s’engagent dans des métiers de l’environnement, dans l’énergie verte, dans la construction en matériaux nobles aux échanges thermiques régulés, et/ou dans l’efficacité énergétique.
Pour faire couple aujourd’hui, le positionnement du conjoint en faveur de l’écologie devient même un facteur de choix déterminant.
Le choix de certains couples de ne pas avoir d’enfants, dans le souci de ne pas aggraver la crise écologique
Aujourd’hui, certains couples font le choix de ne pas avoir d’enfant. Ce choix est de plus en plus souvent motivé par leur préoccupation écologique. Le choix d’un couple de ne pas avoir d’enfant, et ce, quelle qu’en soit la raison, est bien entendu tout à fait respectable. On peut toutefois s’interroger sur la pertinence du motif écologique d’une telle démarche. En effet, combien de ces “éco-non-parents” renoncent également à avoir un animal de compagnie ? L’impact écologique de nos charmantes bêtes à poils se révélerait bien supérieur à celui de nos innocents, mais non moins charmants chérubins, si l’on s’en avisait davantage. D’autant qu’il est possible d’éduquer un enfant pour qu’il admire et veuille protéger la création. A contrario, un chat ou un chien est carnivore, et le restera toute sa vie. C’est dans sa nature. Malheureusement l’impact écologique de la consommation de viande n’est plus à prouver, de même que le tableau de chasse moyen au détriment des oiseaux d’un chat en goguette, en plus de ses croquettes. L’empreinte carbone annuelle d’un chien de taille moyenne (20 kg) pourrait dépasser celle d’un véhicule tout-terrain parcourant 20 000 km. En remettant quelque peu en perspective les éléments présentés, en incluant les calculs faits sur l’impact carbone d’un enfant voire de deux, on peut conclure que, pour convaincu et sincère qu’il soit, l’argument réclame d’être pondéré. Ceci ne préjuge pas des liens affectifs qui jouent un grand rôle dans une période d’effondrement du lien. Il est ainsi vrai que pour des personnes isolées, bénéficier de la présence animale est un cadeau. Et pour des personnes atteintes de handicap visuel, ou de certaines maladies neurologiques, c’est un secours essentiel. Ne parlons même pas des vertus de l’équithérapie, qui ne nécessite pas d’élever personnellement un animal. Pourtant le cheval est herbivore.
En outre, à condition qu’on n’exagère pas sur le luxe animal, ou encore la taille, le nombre, voire le régime de nos bêtes domestiques, (préférer par exemple un lapin, voire des poules à un chat) et qu’on veuille nouer, par leur truchement, un meilleur contact avec tout ce qui vit et pousse autour de soi, interagir avec des animaux peut aider à mieux appréhender les interconnexions entre les différents aspects du vivant, et à prendre attention à ce qui nous lie à notre milieu. Mais tout cela n’est-il pas vrai aussi lorsque l’on vit avec des enfants et qu’on prend soin de leur faire découvrir la nature, voire que l’on jardine, trie, cuisine avec eux ? Évidemment, cela demande aux adultes d’être plus vertueux avec les écrans et les usages polluants. En faire l’expérience sensible nous pousse plus spontanément à vouloir respecter et protéger la terre qui nous nourrit et si souvent, nous émerveille.
L’essentiel en deux mots
Le couple électif, comme lieu de transformation, peut être une source d’inspiration pour l’écologie intégrale.
Comme le Pape François nous y invite dans l’encyclique “Laudato Si”, les femmes et les hommes de bonne volonté peuvent s’engager résolument dans des modes de vie qui intègrent le vivant dans son ensemble. On peut :
- Être un couple choisi et vivre la conversion écologique comme une fête
- Vivre une conversion écologique totale qui nous ouvre à la sobriété heureuse
- Concilier la vie de couple, la vie professionnelle et l’écologie
- Choisir le modèle de famille qui correspond le mieux à nos désirs tout en préservant le vivant
Ces différents aspects nous engagent et nous poussent en avant. Une transformation de vie pour plus d’authenticité, d’audace et de bonheur.
Pour découvrir bien d’autres éléments intéressants sur le couple électif, retrouvez d’autres articles sur ce blog, et procurez-vous les livres de Sylvie Barth, autrice, conférencière et spécialiste du couple. Vous y approfondirez la merveille qu’est le couple électif. Avec son opus n°3, “Créer son couple quand la planète crie”, Sylvie Barth nous propose un livre engagé et vivant pour nous encourager à parier sur le couple électif comme élément de résilience !
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